À tous ceux qui sont convaincu que ma façon de pensé est négative, que je vois tout noir, que je ne cherche que le mal et ignore la beauté;
À tous ceux qui me fuient parce qu'ils craignent que ma dépression qu'ils inventent pourrait déteindre sur eux;
À tous ceux qui me croient au bord de la mort, sans but, sans espoir en la vie;
À ceux qui croient que mes paroles expriment ma haine de l'humanité, ma haine de la société;
À ceux qui me lisent et se disent que je suis faché contre eux, faché contre tout en fait, que je suis extrêment déprimé en écrivant, que je n'aime pas me faire contredire:
Voici ce que je réponds (Vous m'excuserai d'utiliser une citation, mais je trouvais qu'elle exprimait tellement bien ce que je voulais dire qu'il aurait été stupide et prétentieux de la reformuler dans mes propres mots) :
"Je blague, je bouffonne, j'insulte, c'est entendu. Mais il n'y a pas que ça. Il y a surtout que j'aime l'homme d'ici, le Canadien français de par ici; j'en suis tellement un, un homme d'ici. Je supplie qu'on me croie sur parole (je ne le mérite pas, je sais, je demande quand même qu'on me crois sur parole): je ne déteste personne. Je ne suis pas révolté. J'écris habituellement de fort bonne humeur."
- "Les insolences du Frère Untel", p.146
Lorsque je vous dit ma façon de penser, je souri. Lorsque vous me dites d'arrêter de penser ainsi, j'arrêter d'essayer de voir la vérité, d'accepter la façon dont fonctionne le monde, je souri. Je ne suis pas déprimé. Ma façon de voir les choses n'est pas négative, au contraire. Oui j'ai des difficulté à accepter toutes les injustices qui nous entoure, et je n'aime pas vous voir tous vous jeter sur ces injustices, profiter à ces injustices, les encourager, tout en me disant, désolé mec, c'est comme ça que le monde marche, 'faut faire avec. Je déteste ça, mais je n'en déprime pas pour autant. Je comprend vos agissements, je comprend que ma pensé puisse paraître pessimiste, mais je la vois plutôt comme un espoir. Si seulement tout le monde voyait cet espoir au lieu de ne voir que le négatif de mes paroles. Je mène une petite vie simple, mais heureuse, je chiale souvent contre à peu près tout, car j'aimerais voir les choses changer. Ne me ditent pas d'aller dans un pays communiste, on me l'a déjà assez dit. Je ne parle pas de communisme, je parle de changement dans les mentalités. Un arrêt de cette pensé qui dit qu'on ne peu pas changer les choses. Pourquoi serait-ce ainsi? Pourquoi serions nous bloqués dans notre forme de société actuelle? Je ne vous demande pas un saut tel que celui de la monarchie à la démocratie, tel que celui qui s'est produit en France, et qui, bien que complexe, s'est fait assez rapidement. Je ne vous demande qu'un saut entre notre démocratie actuelle et une démocratie plus juste. Je ne vous demande même pas de faire tomber un gouvernement, je ne vous demande que de changer votre façon de penser, car, en réalité, c'est la vôtre qui est négative. Quelle phrase est la plus négative? "C'est comme ça que ça marche et il faut l'accepter" ou "il y a moyen de faire autrement, il ne faut pas se contenter de ce qu'on a car nous savons tous que nous sommes en train de détruire l'humanité et même la vie sur terre". Bien que la deuxième phrase renferme plus de point négatif, elle les présente dans un message d'espoir tandit que la première phrase ne présente q'un appel à la joie de faire semblant que tout va bien.
Petit paragraphe avant de conclure sur le fait que je n'ai pas d'emploi cet été. Plusieurs, trop, m'ont demandé ce que je ferais de mon été sans emploi. Plusieurs, trop, m'ont dit que je passerais un été déprimant à m'ennuyer. Pourquoi serait-ce ainsi? J'ai travaillé toute l'année passé, et je n'avais jamais été aussi déprimé. L'absurdité d'avoir une emploi que je déteste et qui ne sert qu'à enrichir quelque de déjà assez riche me dégoute et me déprime. Je concidère le temps passé à travaillé comme du temps qui m'est enlevé à ma vie, tout comme le temps que nous passons à manger et dormir. C'est moments ne sont rien, ils sont vides. Je ne vois pas comment je serais plus heureux avec un emploi qui me ferait accumuler de l'argent que je n'ai pas besoin d'avoir pour le moment. Ça ne me rendrais pas plus heureux, ça ne ferait que supprimer des moments précieux de ma vie. Ça rajouterait du rien à mes souvenirs. Voilà pour ce qui est du travail.
C'est tout pour l'instant. Je termine avec deux conseils. Premièrement, je vous conseille la lecture de "Les insolences du Frère Untel". Excellent livre présentant avec intelligence et réalisme la société québécoise des années 60, particulièrement pour ce qui est du millieu de l'éducation. Plusieurs des thèmes abordés font encore du sens aujourd'hui, malheureusement. Le Frère Untel, lui aussi, a été décrit comme quelqu'un qui ne voit que le mal, qui déteste bien des choses, bien des gens, qui veut tout détruire, mais lui aussi, comme moi, aime la race humaine, aime ce qui l'entoure, et veut simplement un changement dans les mentalités et une ouverture d'esprit qui ferait voir au monde qu'il n'est pas mauvais de penser différemment et de se dire les vérités en face. Je vous conseille finalement le disque "Madman Across The Water" de Elton John. Ma soeur me l'a prêté il y a deux jour et je viens de l'écouter pour la première fois. Il est excellent et très différent de ce que je connaissais d'Elton John (je ne connaissais en fait que ses musiques à la "Roi Lion", style que je déteste).
À tous ceux qui ont eu la patiente de me lire jusqu'au bout:
À bientôt j'espère!
Devious Comments
--
Art is Hard
Previous PageNext Page